Membres d’honneur

 SANTIAGO  ALCOLEA   BLANCH

 Historien de l’Art, il dirige la Fondation de l’Institut Amatller pour l’Art Hispanique (Casa Amatller) de Barcelone.
Spécialiste des œuvres du musée du Prado, il a collaboré intensivement  avec la
Généralité  de Catalogne dans l’inventaire des biens de l’Eglise catholique catalane.
 

« Comme c’est le cas d’un homme formé à l’époque de la Renaixença, Josep Puig i Cadafalch (1867-1956) est une figure aux multiples facettes, passionnée et engagée, capable de concentrer toutes ses énergies dans l’exercice simultané de la politique, del’architecture,  l’archéologie et l’histoire de l’art.
Et non seulement cela, mais il a réussi à combiner ces différents champs d’action en un seul discours enthousiaste, construit sur la base de vastes connaissances historiques, qui fit de ses créations architecturales un véritable manifeste d’identité nationale,toujours compris cependant, comme une singularité intégrée dans un contexte européen. »
En fait, on pourrait dire que l’architecture de Josep Puig i Cadafalch est la traduction plastique de l’esprit de la Renaixença .»

  

ALBERT  BALCELLS  GONZALEZ

 

Professeur  Agrégé d’histoire contemporaine à l’UAB.
Doyen du Collège Officiel des Docteurs et Licenciés en Lettres et Sciences.
Membre de l’Institut d’Etudes Catalanes.
Spécialiste en histoire sociale, il  est l’auteur de nombreuses publications liées à l’histoire politique et sociale de la Catalogne.

« Puig i Cadafalch fut le second Président de la  Mancomunitat de Catalogne. Il avait été le bras droit de Prat de la Riba en politique culturelle et la continuité fut totale entre 1917 et 1923. Il est réélu sans rival en 1919, 1921 et 1923. C’est au cours de sa Présidence que les quatre députations   catalanes ont transféré toutes leurs ressources à la Mancomunitat et  celle- ci prit  davantage de capacité d’action, bien que l’autonomie politique réclamée ne fut pas obtenue. Les gouvernements de la Mancomunitat continuèrent à être stables malgré leur composition multiple.
C’est alors que le téléphone, les bibliothèques populaires et autres services atteignent leur plus grand déploiement.
Forcé de s’exiler en 1936, il ne se range  pas du côté du  général Franco et ne se  rallie pas à lui comme d’autres de son parti, la Lliga Catalane.
En 1942, après la guerre civile, Puig i Cadafalch, recrée secrètement, chez lui, l’Institut d’Etudes Catalans .
Son nationalisme catalan était inébranlable. « 

 

ORIOL  BOHIGAS  GUARDIOLA

 

Docteur architecte et urbaniste pour l’ETSAB.
Il a été président de la Fondation Miró, de l’Ateneu Barcelonais et Délégué d’Urbanisme de la Mairie de Barcelone.
Il a reçu la Croix de Sant Jordi (1991) de la Généralité de Catalogne.
Il fut décoré de la Médaille d’Or du Conseil Supérieur des Collèges d’Architectes d’Espagne (1990) et du Prix Ville de Barcelona (1999), entre autres.
Ses œuvres architecturales et urbaines se retrouvent  dans de nombreux pays.
 

« Peut-être, le plus remarquable chez Puig i Cadafalch est sa  capacité de donner une unité conceptuelle et méthodologique à divers domaines. Il y a une sorte d’unique pensée dans son architecture où l’on retrouve plusieurs styles, dans sa vie politique, dans son effort  de recherche historique, dans sa  citoyenneté  et son  professionnalisme.
Il faut simplement analyser l’architecture qu’il élabore tout au long de sa vie: du modernisme au Noucentisme, de l’éclectisme historiciste  à l’interprétation méditerranéenne des Classicismes viennois. Et tout avec l’idée d’impliquer l’architecture catalane – souffrant d’insuffisances et de vides politiques et culturels – à la totalité des mouvements internationaux, un objectif qui explique également son travail à la présidence de la Mancomunitat, ses études de l’art roman et sa participation souvent fondamentale  á toutes les institutions qui ont personnalisé la Catalogne moderne « .

 

EDUARD CARBONELL  ESTELLER

 

Professeur d’histoire de l’art médiéval à l’Université de Gérone et à l’UAB.
Il a été directeur général du patrimoine culturel de la Généralité de Catalogne entre 1988 et 1994.
Instigateur de l’actuelle  loi sur les musées, il  occupait également le poste de directeur du musée d’Art national de Catalogne, à partir duquel il a promu la réforme muséographique.

« Une des facettes fondamentales du travail politique et culturel de Josep Puig i Cadafalch est, sans aucun doute, sa participation à la planification et à la création du système de musées de Barcelone. En tant que conseiller de la Mairie de Barcelone en 1902,  Puig i Cadafalch encourage   la Commission Municipale des Musées et des Beaux-arts de cette ville et participe á sa création.
A partir de ce moment commence une période d’aménagement  des musées dans les bâtiments du Parc de la Ciutadella, qui aura un moment décisif en 1907 avec la constitution du Conseil des Musées de Barcelone et avec l’incorporation de la Députation.
Puig i Cadafalch en sera le président.
 C’est la même année que, par décision  d’Enric Prat de la Riba, est fondé l’Institut d’Etudes Catalans et Puig  y  participe également. Les musées de la Mairie et de  la Députation fusionnent,  les collections d’Arts Décoratifs et d’Archéologie sont classées,  ensuite les collections d’Art Ancien et Moderne et d’Art Contemporain seront répertoriées. Les bases  de ce que sera la grande mise en place  de tous les musées de la ville dans  la zone de Montjuïc à l’intérieur  des bâtiments de l’exposition de 1929, et à Pedralbes, avec J. Folch i Torres.
Un aspect très important de l’activité du Conseil des Musées est l’obtention de collections pour les musées de Barcelone; et là il  est nécessaire d’inclure la Missió  de l’Institut d’Estudis Catalans a la Ratlla d’Aragó en 1907, dirigée par lui-même, et les diverses campagnes pour la récupération de peintures murales romanes dans les Pyrénées, sous la Mancomunitat entre 1919 et 1923, essentiellement avec J.Folch i Torres, étant Puig i Cadafalch Président de la fédération (1917-1924). Après la guerre civile, en 1942, il présida à nouveau l’Institut d’Estudis Catalans.
Un autre aspect fondamental du travail de Puig i Cadafalch est son travail d’historien de l’art.
Avec son étude sur l’architecture romane catalane (1909-1918), rigoureuse  et approfondie, il va établir une théorie sur les débuts de l’architecture du premier roman européen. Cela va représenter l’explication  de deux facteurs décisifs pour l’historiographie et pour l’art catalan. Tout d’abord, il va placer les études sur l’art catalan au niveau international, comme  le faisaient à ce moment là, d’autres pays comme la France ou l’Italie, en publiant  dans les revues scientifiques les plus prestigieuses et en faisant  des cours à plusieurs villes comme Londres (Courtauld Institute), Paris (Sorbonne), USA (Harvard), entre  autres.  Deuxièmement, il va introduire  l’art catalan, essentiellement l’art ancien et Médiéval catalan, internationalement,  comme  un art unique  lié à une terre, à une nation avec une continuité entre l’ancien et le médiéval.
Citons ses ouvrages : l’architecture romane en Catalogne (1909-1890), avec Antoni Falguera i Josep Goday; Le premier art roman (1928); La géographie et les origines du premier art  roman (1930); L’architecture gothique  en civile Catalogne (1935); La sculpture romane en Catalogne dans Monumenta Cataloniae (1949, 1952, 1954). Nous devrions aussi mentionner ses monographies sur le monastère de Cuixà, les églises de Terrassa et le portail de Ripoll.
Nous pourrions dire, sans aucun doute, qu’il a internationalisé les études sur l’art catalan et  même l’art catalan médiéval. »

  

DANIEL GIRALT MIRACLE

 

Critique d’art Diplômé en sciences de l’information.
Il a été directeur de la Fondation Caixa de Catalunya, du MACBA et de l’Espai Gaudí.
Il a  le Prix National du Design de la Generalitat  de Catalogne.
Président émérite de l’ACCA, il  est membre  de nombreuses académies.
Il a organisé de nombreuses expositions d’art et d’architecture et se produit comme Éditeur et Divulgateur de ces questions dans de nombreuses publications.

« Ce que j’aime le plus  de Puig i Cadafalch, c’est l’ampleur de son travail et la polyvalence de sa personnalité. Bien entendu, la Casa Terrrades, la Casa Amatller, la Casa Serra, le Palau Baró de Quadras, la Casa Macaya, l’usine de Casarramona  à Barcelone et les caves Codorniu à Sant Sadurní sont des ouvrages de référence incontestable de notre  modernisme, mais derrière ce personnage on trouve un homme d’une culture colossale, qui s est donné à la politique, à la recherche historique, à la construction de pays avec le même enthousiasme, afin de faire de la Catalogne un État moderne « 

 

JOSEP GUITART  DURAN

 

Docteur en archéologie de l’Université de Barcelone.
Professeur d’archéologie à l’UAB, il est Directeur de l’Institut Catalan d’Archéologie Classique.
Il était Sous Directeur Général des Musées, d’Arts Plastiques et d’ Archéologie de la Generalitat de Catalogne et Directeur Général d’Universités.
Il est membre de la Section Historique et Archéologique de l’Institut d’Estudis Catalans.
 

« La contribution de Puig i Cadafalch à l’archéologie classique peut sembler, à première vue, d’un aspect secondaire par rapport á  sa  carrière principale  d’architecte, d’homme politique et érudit de l’Art  roman, mais la réalité est, que les activités qu’il a réalisées dans ce domaine, qui a l’air si ancien, sont totalement rattachées à sa personnalité intellectuelle.  Ces activités et tout particulièrement ses deux plus importantes contributions –  sont les fouilles d’Empúries et ses études d’architecture romaine en  Catalogne –furent les magnifiques résultats de son  talent et de sa ténacité, et ils  laissèrent une profonde impression sur notre archéologie. « 

 

 

 RAMON MANENT  RODON

 

Photographe professionnel spécialisé en art, histoire et géographie.
Auteur d’une multitude de publications sur l’art et l’architecture, en collaboration avec les meilleurs spécialistes, tels que Cirici Pellicer, Giralt Miracle, Santiago Alcolea, Joan Bassegoda, parmi beaucoup d’autres.

« Puig i Cadafalch est un personnage polyédrique: homme politique, architecte, et historien récupérateur du patrimoine artistique de la Catalogne.
En tant que photographe, le Puig i Cadafalch  que j’ai découvert est l’architecte de la lumière.. Ses œuvres m’ont montré la manière  magistrale  d’intégrer la lumière dans sa création, obtenant des espaces intimes, accueillants, chaleureux comme ceux des « mille et une nuit”: La cour de la maison Coll i Regàs de Mataró, le vestibule du Palau Baró de Quadras, la cour du Palau Macaya, les couloirs intérieurs de la Casa Amatller, pour n’en nommer que quelques-uns.
C’est l’une des facettes du grand diamant polyédrique qu’est Puig i Cadafalch.  »

 

LLUÍS  PERMANYER  LLADÓS

 

Avocat, journaliste et essayiste, c’est un rédacteur assidu de « La Vanguardia ».
Chroniqueur de la ville de Barcelone.
Auteur de nombreuses œuvres sur l’art, l’architecture et le patrimoine culturel, avec un intérêt particulier pour le modernisme et pour Puig i Cadafalch (Polígrafa 2001). Il a reçu le Prix Luca de Tena en 1969 et le Prix du journalisme Ville de Barcelona en 1987.

« Josep Puig i Cadafalch était un homme persévérant et aux convictions fermes. Il  eut la certitude qu’il avait le privilège d’intervenir de manière décisive dans le passionnant processus de rénovation de son pays. Cette façon d’être, peut-être trop inflexible et droite pour un homme politique, a influencé le travail exceptionnel de son architecture, qui a laissé une grande empreinte personnelle et de  valeur. « 

  

JOSEP MARIA SANS  TRAVÉ

 

Historien et archiviste. Licencié  en histoire médiévale de l’UAB.
Il fut chef du service des archives, et plus tard Directeur Général du Patrimoine Culturel de la Généralité de Catalogne.
Il est enseignant à la Real Academia de Bones Lletres de Barcelone.
Il dirige les archives nationales de Catalogne.

« En tant que directeur des Archives Nationales de Catalogne, je félicite très cordialement la création de l’Association Amis de  Josep Puig i Cadafalch. Nos archives conservent la collection documentaire de Puig i Cadafalch, composée de plus de 215 archives et  dossiers avec ses projets, plans, dessins, écrits, correspondance et tous les documents qui laissent des preuves de l’extraordinaire personnalité de celui qui fut l’un des principaux architectes et homme politique de notre pays. De plus, avec la collaboration du MNAC, de l’Institut d’Estudis Catalans et de l’Institut Catalan d’Archéologie Classique, nous promouvons  l’édition de la dernière œuvre de Puig i Cadalfach, qui n’a pas pu être publiée en son temps. Je me réfère à l’Architecture Chrétienne Préromane de Catalogne.
Pour toutes ces raisons, je me joins à l’Association avec la confiance qu’elle contribuera d’’une façon décisive à une meilleure connaissance de la vie et du travail de Josep Puig i Cadafalch. « 

 

JAUME  SOBREQUÉS    CALLICÓ

 

Historien et homme politique.
Professeur d’histoire de la Catalogne à l’UAB.
Il fut Sénateur de l’Entesa dels Catalans (1977) et membre de la Commission delsVint qui  rédigea l’Estatut de Catalogne de 1979.
Il fut membre du Parlement de Catalogne pour le  PSC.
Croix de Sant Jordi 2008.
Président Directeur de l’Université Catalane d’Eté.
Auteur de nombreuses publications sur l’histoire médiévale et contemporaine de Catalogne.

« En 1922,…. dénonçant la manipulation que l’État espagnol en faisait,  Puig i Cadafalch a écrit: « Le déclin des peuples est toujours accompagné par l’oubli de sa propre existence. Les puissants, si nécessaire, inventent les grandeurs de leur passé et forgent les théories politiques qui ennoblissent les injustices qui ont rendu leur triomphe possible » …

 

 MANUEL  CUSACHS    XIVILLÉ

 

Sculpteur.
Ses ouvrages font partie des organismes officiels, des espaces publics, des ordres religieux et des collections privées en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Argentine.
Il reçut la Croix de Sant Jordi (2001).
En 2007, il fut élu universitaire correspondant par  Mataró de l’Académie Catalane des Beaux-arts de Sant Jordi, et Fils Adoptif de d’Orrius (2001) où il a sa résidence et son atelier.

«Plusieurs circonstances m’ont fait, au fil des années, interpréter cinq fois le portrait  de Josep Puig i Cadafalch.
Cela a incité mon intérêt de me rapprocher de sa personnalité.
Je dois dire qu’à la maison, grâce á l’influence de ma grand-mère,  on lui manifesta une  sympathie sincère par le fait que l’arrière-grand-père, charpentier, avait travaillé pour lui à l’époque  où  il vivait à Mataró. Mon admiration me venait déjà de là.
Plus tard, les conversations avec ses petites-filles, Maria Louisa et Teresa (Titit), avec des récits et des photos de famille me rapprochèrent de lui  et  me donnèrent l’impression de l’avoir connu dans ma propre adolescence. Mature mais très humain, sont les références et les éléments qui m’ont aidés á réaliser son portrait, en fait son personnage.
Si son intransigeance politique a été critiquée, la sagesse, l’art, la défense de la culture, des racines et la langue, ainsi que la projection internationale de notre pays et de  notre capitale sont irréprochables.
Que pouvons-nous dire de plus d’une telle personnalité qui fut le deuxième Président de la Mancomunitat de Catalogne? Nous, citoyens de Mataró,  sommes  fiers de sa grandeur et un fraternel respect unit ce personnage à tous ceux qui sont allés comme lui á l’école  Santa Anna des Escolapis  de Mataró. »
« Ce que j’aime le plus  de Puig i Cadafalch, c’est l’ampleur de son travail et la polyvalence de sa personnalité. Bien entendu, la Casa Terrrades, la Casa Amatller, la Casa Serra, le Palau Baró de Quadras, la Casa Macaya, l’usine de Casarramona  à Barcelone et les caves Codorniu à Sant Sadurní sont des ouvrages de référence incontestable de notre  modernisme, mais derrière ce personnage on trouve un homme d’une culture colossale, qui s est donné à la politique, à la recherche historique, à la construction de pays avec le même enthousiasme, afin de faire de la Catalogne un État moderne « .